lundi, 20 septembre 2010

Marché carbone (part. 11) : la notion de "compensation"

11. Vitaliy Sinkevich.jpgPour limiter les émissions de carbone, les institutions ont mis en place deux systèmes :

un marché d’échange de quotas d'émissions comme je l'ai longuement décrit précédemment, qui ne s’adresse cependant qu’à certains secteurs industriels prédéterminés

un mécanisme de compensation.

Cette compensation peut se décliner sous deux approches différentes : celle règlementaire définie par le protocole de Kyoto au travers de la mise en place de mécanismes de projets et la possibilité de compenser volontairement ses émissions.

Mais que compense-t-on ? Concrètement, même en tâchant de limiter au maximum ses émissions de gaz à effet de serre (GES) lors d’activités (processus industriel, transport…) en recourant à des énergies renouvelables ou en améliorant la technologie, il reste bien souvent un volume d’émissions inévitable (sauf à s’interdire cette activité). C’est cette part qu’on va chercher à compenser.

La compensation consiste donc à investir dans des projets qui permettent de réduire les émissions de carbone : énergies renouvelables, reforestation… Ainsi, la balance finale entre le volume de GES produit par une activité et celui évité grâce à la mise en œuvre de projets doit être a minima à l’équilibre. Il n’est pas nécessaire que l’activité soit localisée au même endroit que les projets de compensation. C’est d’ailleurs rarement le cas.

Je vais donc détailler les deux approches en commençant par celle introduite par le protocole de Kyoto et appelée "mécanisme de projets".

Poursuivre vers l'épisode 12: les crédits compensation du protocole de Kyoto.

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Crédit image : © Vitaliy Sinkevich / Fotolia

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