jeudi, 23 décembre 2010
Ce qu'il faut retenir du COP16 à Cancun (part: 20)

La confiance est retrouvée mais la route est encore longue...
C’est sous les applaudissements de l‘ensemble des délégués que s’est achevé le sommet de Cancun. Tous les pays participants ont reconnu qu’il était impératif de diminuer les émissions de GES de 25 à 40% d’ici 2020 afin de ne pas dépasser les 2°C d'augmentation de la température atmosphérique, comme cela avait été proposé à Copenhague en décembre 2009.
Le protocole de Kyoto sera reconduit et les négociations continuent de sorte qu’il y ait une continuité entre les 2 périodes d’engagement du protocole.
Les pays en développement devront établir un rapport précisant les résultats chiffrés de leur plan de réduction des gaz à effet de serre, résultats néanmoins non soumis à des objectifs contraignants.
Les états participants ont mis en place une série de dispositions et d'intentions qui restent à préciser (agenda du prochain sommet sur le climat de Durban en 2011) dans le cadre de la lutte contre les effets du changement climatique. Les concertations ont également été portées sur les moyens financiers, techniques et technologiques à déployer vers les pays en voie de développement pour soutenir les projets de réduction de GES (MDP, MOC, REDD).
L’urgence des besoins financier s'est concrétisée par la mise en place d'un financement « Fast Start » d’un montant de 30 milliards de dollars d’ici 2012 de la part de certains des pays développés, avec un engagement à investir jusqu’à 100 milliards d’ici 2020.
La protection des forêts dans les pays en voie de développement a été aussi à l’honneur durant ce sommet climatique. Des engagements sur la mise en œuvre et le financement des programmes REDD (Reducing Emissions from Deforestation and forest Degradation) ont été négociés. (rappelons que les forêts mondiales capturent et séquestrent près d'un cinquième des émissions globales de carbone).
10:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 17 décembre 2010
Ma société Alternative Carbon dans la presse chinoise
J'ai été invité par le magazine chinois The Economic Observer à parler des activités de compensation carbone de la société Alternative Carbon. 大家好*!

Source: www.eeo.com.cn
* bonjour tout le monde
En savoir plus sur EEO, The Economic Observer 经济观察报 :
《经济观察报》是一张全彩色印刷、设计精美的经济类周报。他的特色在于充分表现新兴的、行动能力强的价值观和生活态度,即理性、建设性;有选择的信息;独到视角的专栏;富有冲击力的图片和制作讲究的整体设计。本报以中国社会拥有财富、拥有权力、拥有思想、拥有未来的实力阶层为读者对象。
17:03 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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vendredi, 19 novembre 2010
L'Afrique et son capital carbone : à paraître...
Voilà maintenant deux mois que je publie régulièrement sur ce site des notes permettant de mieux cerner ce qu'est le marché carbone, quels sont ces enjeux, comment nous pouvons avancer pour faire adopter cet outil efficace et pragmatique de lutte contre le réchauffement climatique par le plus grand nombre.
Il fallait ajouter à ce travail une (longue) introduction sur les développements géopolitiques de ces marchés - notamment sur leur impact à venir sur l'économie africaine et les rapports Sud-Nord.
Voilà qui sera bientôt fait puisque je publierai au mois de mars prochain aux éditions ResPublica un ouvrage sur le marché carbone : "L'Afrique et le capital carbone".
En avant-première, voici la couverture.
L'Afrique et son capital carbone

Dès le 29 novembre, je serai présent à Cancun pour la nouvelle conférence sur le climat. D'ici là, j'essayerai de vous proposer quelques unes des bonnes feuilles de cet ouvrage. Je serai très heureux de lire vos commentaires ou de débattre avec vous sur ce sujet...
mardi, 16 novembre 2010
Marché carbone (part. 19) : intégrer d’autres secteurs
L’objectif du protocole de Kyoto de réduire les émissions de gaz à effet de serre ne s’applique qu’aux pays émergents. Sa traduction au niveau européen s’est faite au travers de la mise en place d’un marché européen qui ne prend en considération que le CO2 des grandes installations industrielles dans 5 secteurs spécifiques : production d’énergie, industries minérales, métallurgie et le papier.
Des secteurs pourtant responsables d’une large part des émissions sont absents (bâtiments, transports ou agriculture représentent plus du tiers des émissions mondiales). Cette situation va néanmoins évoluer à partir de 2012 où le nouveau système européen ETS va entrer en vigueur, avec notamment l’intégration des secteurs de la pétrochimie et l'aviation. Au total, ce seront ainsi près de 50 % de l’ensemble des émissions européennes qui seront pris en compte. Si intégrer le transport routier semble très difficile (la pollution est diffuse, rendant l’application de quotas compliquée à gérer), il n’est pas exclu, à terme, d’inclure le transport maritime.
09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : secteurs d'activité, marché carbone, quota, gaz à effet de serre, émission carbone |
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mardi, 02 novembre 2010
Marché carbone (part. 18) : vers l'unification ?
Si l’idée d’un marché mondial du carbone a bien émergé dès le départ, sa mise en œuvre s’est révélée jusqu’à présent impossible, tant les dissensions entre pays sont importantes, à commencer par les Etats-Unis qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto.
De ce fait, plusieurs initiatives nationales ou régionales ont vu le jour, qu’il s’agisse du marché européen plus ambitieux que Kyoto, mais également un réseau de marchés volontaires, notamment en Amérique du Nord (USA et Canada) et au Japon, sans qu’il y ait de liens entre eux.
L’un des enjeux majeur à terme sera de faire converger ces marchés pour une lisibilité globale des émissions et améliorer l’efficacité des actions mises en œuvre, tout en simplifiant les contrôles grâce à une synchronisation des registres. Cependant, cela sous-entend de parvenir à définir des objectifs communs, tout en tenant compte des disparités tant économiques, politiques ou technologiques des uns et des autres. Parvenir à donner naissance au protocole de Kyoto a déjà été assez laborieux comme cela, se mettre d’accord sur un set de contraintes communes relève pour l’instant de l’utopie, à commencer par trouver une entente entre pays industrialisés et pays émergents…
Pour l’instant, à défaut de marché unique, le plus probable est d’arriver à regrouper des petits marchés, comme aux États-Unis qui prévoient la mise en place d’un système d’échange de quotas d’émission à l’échelle fédérale. Cela permettrait de simplifier les démarches et la traçabilité des crédits carbone en réduisant le nombre de plateformes en charge de leur gestion.
Enfin, les procédures pour les marchés règlementaires et volontaires pourront converger à terme vers le respect d’un set de critères environnementaux, sociaux et économiques d’ors et déjà utilisés par certains organismes gérant les projets de compensation volontaire.
Poursuivre vers l'épisode 19: intégrer d'autres secteurs d'activités.
23:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : marché carbone, mécanisme de projet, compensation volontaire, lotfiblehadj, lotfibelhadj, lotfi bel hadj, bel hadj lotfi, lotfi belhadj |
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